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Prendre conscience de son inconscient

Nos cinq sens permettent de capter les informations de notre environnement qui sont ensuite transmises au cerveau. Le cerveau analyse ces éléments, les interprète et réagit en fonction de la situation.

3 zones du cerveau ayant chacune leur fonction interagissent pour décoder les données reçues.

- Le cerveau reptilien est le plus ancien dans l’évolution des espèces vivantes. Il permet d’assurer la sécurité de l’individu grâce à des réactions d’instinct de survie. Il fonctionne immédiatement et de façon spontanée face aux perceptions qui concernent un risque vital. Il peut déclencher des réactions de stress, d’anxiété ou de colère.

- Le cerveau limbique enregistre depuis la naissance les connaissances, les expériences et les émotions vécues. Les décisions du cerveau limbique sont prises de façon automatique grâce à des informations acquises précédemment. Il est constitué d’une multitude de programmes autonomes et réagit spontanément à des situations connues.

- Le cortex cérébral est la partie la plus récente du cerveau apparue il y a environ 2 millions d’années contre 150 et 500 millions d’années pour les deux autres. Il permet l’analyse fine des sensations, la réflexion abstraite, et les constructions mentales. Le cerveau pré-frontal, la zone avant du cortex cérébral, est le siège de notre intelligence supérieure et de la réflexion consciente. Il se sert du savoir acquis pour trouver des solutions à des situations inconnues ou complexes. Son objectif est de s’adapter à l’environnement par la réflexion en sortant de la réaction automatisée.

Ces trois cerveaux agissent par ordre de priorité

Lors de la réception d’informations, le cerveau reptilien assurant la survie est le plus rapide à réagir, le cerveau limbique gérant les émotions intervient ensuite, puis seulement en dernier le cortex analyse la situation. Les deux premiers ont donc une influence sur le troisième en le guidant dans son traitement de l’information. Cette ordre de réaction signifie également qu’il est possible d’avoir une réaction corporelle ou émotionnelle immédiate sans aucune évaluation par le cortex, par exemple un sursaut.

L’inconscient dirige 90% à 95% de notre fonctionnement global

L’inconscient, géré par les cerveaux reptiliens et limbiques, nous permet de gérer sans effort une quantité de besoins physiques, physiologiques et affectifs sans que le conscient soit encombré de toutes ces pensées énergivores. Le cerveau ne serait pas capable de traiter simultanément de manière consciente notre façon de respirer, d’avaler sa salive, de cligner des yeux, de conduire, de discuter. Ainsi, le cerveau agit par processus automatiques dont chacun gère la partie dont il est responsable. Il peut être comparé à un chef d’entreprise qui délègue des fonctions à ses collaborateurs pour ne pas avoir à gérer toutes les tâches nécessaires à la bonne marche de l’entreprise. Il n’est informé que lorsqu’il y a quelque chose d’important à savoir.

L’inconscient nous protège émotionnellement

Au niveau émotionnel, l’inconscient nous protège des sensations désagréables, des prises de conscience insupportables en mettant à l’écart, en « refoulant », tous les événements traumatisants, et les informations obsolètes ou considérées inutiles. Il fait un tri de l’information pour n’envoyer au conscient que ce qui est en accord avec son système de valeur et ses croyances. En effet, si une pensée dérange, l’individu devra faire face à une remise en question désagréable et déstabilisante qui demandera un travail de réflexion avant de retrouver sa stabilité. C’est ainsi que la perception est modelée par l’inconscient, respectant l’instinct de survie et l’équilibre émotionnel de chaque individu.

Nous reconstituons chaque élément de notre environnement

La réaction sélectionnée en réponse à un événement ne signifie pas une interprétation objective de la réalité mais une reconstruction de notre propre monde. Si un enfant voit l’ombre d’un vêtement dans sa chambre et qu’il est dans un état d’anxiété, il peut interpréter cette ombre comme étant celle d’un monstre, en lien avec sa croyance du moment. Mais notre inconscient apprend, évolue, se reprogramme quand une autre réalité est présentée et analysée par le conscient. En grandissant, l’interprétation de l’information perçue comme l’ombre du vêtement sera conforme à l’objet présent.

La perception est une interprétation et une reconstruction totale de l’environnement par le cerveau à partir des informations sensorielles captées. Une grande partie des réponses à un événement est donnée de façon immédiate par notre inconscient avant d’atteindre dans certain cas la conscience. Puisque le traitement d’informations par le cerveau demande beaucoup d’énergie, celui-ci ne peut pas tenir compte de tout ce qui se passe dans l’environnement sous peine d’arriver à une surcharge. Il va donc être sélectif selon les besoins et préoccupations du moment pour porter notre attention sur un événement particulier.

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