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Le toucher nous touche

Le toucher fonctionne comme un système d’alarme qui permet de protéger notre corps. Le contact avec l’extérieur se fait par l’intermédiaire de la peau, le plus grand organe du corps humain avec environ 7% de la masse corporelle. Celle-ci reçoit des informations concernant la pression, la vibration et la température grâce à des récepteurs spécialisés pour chaque type de sensation.

Les récepteurs de sensibilité fine, situés à la surface de la peau, envoient une information précise lors d’une pression légère. Les récepteurs de sensibilité profonde permettent de bien positionner son corps pour coordonner ses mouvements, ils fonctionnent de façon automatique sans besoin d’attention. Les récepteurs douleur-chaleurs ont pour but de nous avertir immédiatement d’un danger.

800 000 récepteurs sensoriels du toucher sont répartis sur le corps.

Les 800 000 récepteurs sont répartis inégalement sur le corps, le visage et les extrémités étant très richement innervés. La région la plus dense est la pulpe des doigts avec 2500 récepteurs par centimètre carré. Une fois le contact effectué, les nerfs sensitifs et la moelle épinière conduisent l’informations jusqu’au cerveau, dans le cortex somatosensoriel.

Le toucher est une expérience émotionnelle et un type de langage.

Il y a encore peu de temps, les neurologues pensaient que le cortex somatosensoriel nous permettaient seulement de décoder des texture et des températures. Or cette zone de notre cerveau est aussi liée à des composantes sociales et émotionnelles. Michael Spezioa lien a mené une étude qui consistait à tester la perception d’une émotion par le toucher, avec une caresse de 5 secondes. 75% des personnes ont été capables d’identifier l’inquiétude, la peur, la tristesse, la haine, la sympathie ou le bonheur de la personne qu’ils avaient touchée. Michael Spezioa explique que le fait de toucher est une expérience émotionnelle et un type de langage permettant de comprendre l’autre et de lui répondre sans avoir besoin de parler.

Les êtres humains ont besoin de ce contact, surtout lors des phases de développement les plus précoces. Chez le bébé, le contact peau à peau favorisent la structuration somatosensorielle du cerveau et optimisent ainsi le développement cognitif, perceptif, social, mais aussi le développement physique. Quant aux personnes âgées qui reçoivent un contact physique inscrit dans des gestes d’affection, elles présentent de meilleurs processus d’attention et de communication. De plus, elles se sentent moins fatiguées, et ressentent même de moindres douleurs articulaires.

Et si les récepteurs restaient présents dans le cerveau alors que le toucher n’existait plus ?

90 % des personnes ayant perdu un bras ou une jambe ont la sensation que leur membre disparu est toujours là, et pire, 80% ressentent des douleurs. Le Docteur Tamar Makin, spécialiste en neuroscience, a mené une étude en imagerie sur le sujet. Malgré un membre inexistant, lorsqu’il est demandé à une personne amputée de bouger son doigt, la zone correspondante dans le cerveau s’active. Le cerveau conserve donc précisément la zone dédié à ce membre amputé longtemps après le traumatisme.

Sans le cerveau, la peau, organe principal du toucher, n’a aucune fonction. Les informations sont analysées par le celui-ci afin de prendre connaissance de son environnement permettant ainsi la survie et le développement de l’être humain.

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